Je pioche dans la mode, des clips musicaux, le cinéma, pour produire des textures et effets visuels. Par d’incessantes expérimentations, je réinterprète certains matériaux de l’industrie et du tunning, je génère des écosystèmes d’artifices dans lesquelles des images viennent s’hybrider. Des figures Instagram fusionnent dans le plastique et font ressortir des effets lumineux prélevés dans l’iconologie chrétienne. Je couvre des surfaces de parures animales, entre fond d’écran et peintures pariétales. Je donne à des pans de résine accrochés au mur la fragilité de tapisseries anciennes. Je provoque des atmosphères qui oscillent entre désirs de délices et de béatitudes et sentiment de déracinement, de dénaturation. A travers ces imageries, je m’imprègne de certaines formes de subjectivité spirituelles, je creuse différents territoires de la croyance et de l’identification. En lien avec les écrans, ces images sont prises dans des flux, arrachées à des expériences d’immédiateté. Leur nature virtuelle et leur existence éphémère se déplacent dans ma pratique, si possible avec poésie. Toujours sous influence de la peinture et de son histoire, je provoque des allers-retours temporels, à la recherche de pics de vitesse